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Au sujet de l’ICD :
- Le C. difficile est devenu un pathogène courant dans les hôpitaux au cours des dernières années et peut avoir des répercussions très graves sur la santé. Consultez Survol de l’infection à C. difficile
- La bactérie C. difficile est présente dans le tractus intestinal et peut être introduite en milieu hospitalier par une personne en santé.
- Les personnes les plus à risque de développer des infections à C. difficile (ICD) incluent les patients hospitalisés ayant pris des antibiotiques à large spectre, les résidents âgés des maisons de soins infirmiers et les personnes gravement malades dont le système immunitaire est fragilisé.
- Les symptômes du C. difficile peuvent être traités à l’aide d’antibiotiques.
- L’ICD est présent dans tous les hôpitaux. Il importe de se laver les mains, de nettoyer et de désinfecter l’environnement de travail et le matériel commun, de placer les patients atteints dans des chambres privées et d’adopter d’autres excellentes pratiques de contrôle des infections dans le but de prévenir l’ICD et d’en réduire la propagation, le cas échéant.
- Il est possible d’éviter les éclosions importantes de C. difficile en accroissant les mesures de prévention des infections comme l’isolement des patients que l’on soupçonne d’être atteints d’ICD, le nettoyage de l’environnement et la bonne hygiène des mains dès que le personnel note une hausse du nombre de cas dans un milieu de soins.
- Les hôpitaux doivent régulièrement mettre en pratique des mesures de prévention et de contrôle des infections, dont la bonne hygiène des mains et l’utilisation prudente des antibiotiques.
- Tous les hôpitaux et établissements de soins de longue durée tentent de composer avec les complexités de la prévention et du contrôle des infections.
- L’Équipe ressource de lutte contre les infections de Santé publique Ontario (ÉRLCI) et les réseaux régionaux de contrôle des infections (RRCI) collaborent avec les hôpitaux pour enquêter sur les causes des infections, formuler des recommandations et fournir des conseils en matière de meilleures pratiques.
Visite de l’ÉRLCI dans un hôpital du système de santé du Niagara :
- Santé publique Ontario envoie des équipes d’experts en prévention et contrôle des infections lorsque des hôpitaux ou bureaux de santé locaux et médecins hygiénistes en chef lui en font la demande.
- Les équipes se présentent dans les hôpitaux, évaluent la situation et formulent des conseils et des recommandations sur la façon de composer avec l’éclosion et de prévenir les éclosions futures.
- Sur réception d’une demande officielle, SPO a envoyé une ÉRLCI dans un hôpital du système de santé du Niagara le 29 juin 2011.
- L’ÉRLCI a déjà présenté ses conclusions initiales à l’hôpital et au service de santé publique de la région du Niagara.
- Un rapport officiel sera transmis au chef de la direction de l’hôpital, au médecin hygiéniste du service de santé publique de la région du Niagara et au médecin hygiéniste en chef.
Pour en savoir davantage sur l’infection à C. difficile :
Analyse, surveillance et gestion du Clostridium difficile
http://www.oahpp.ca/fr/resources/pidac-knowledge/best-practice-manuals/testing-surveillance-and-management-of-clostridium-difficile.html
Présentation du 26 juin 2008 sur le C. difficile et la surveillance(en anglais seulement)
http://www.oahpp.ca/resources/documents/pidac/C%20Difficile%20and%20Public%20Reporting%20Presentation%20(2008-06).pdf
Labstract: Clostridium difficile - specimen acceptance and testing during outbreaks
http://www.oahpp.ca/resources/documents/labstracts/LAB-SD-045-000_C_diff_outbreaks_with_revisions_drp2.pdf
Labstract: Clostridium difficile toxin testing - specimen acceptance criteria
http://www.oahpp.ca/resources/documents/labstracts/LAB-SD-002%20-%20002%20C%20Diff.pdf
Matériel des Centers for Disease Control sur le C. Difficile (en anglais seulement)
http://www.cdc.gov/HAI/organisms/cdiff/Cdiff_infect.html
Présentation du 7 avril 2011 sur la résistance aux antimicrobiens (en anglais seulement)
http://www.oahpp.ca/resources/documents/presentations/2011apr7/Antimicrobial%20Resistance.pdf
Demandes des médias :
Pour obtenir des renseignements ou planifier une entrevue avec l’un ou l’une de nos experts, veuillez composer le 647-260-7247 ou contacter media@oahpp.ca.
Survol de l’infection à C. difficile
- Le Clostridium difficile est une bactérie qui cause une inflammation du côlon, connue sous le nom de colite. Le C. difficile est très répandu. Il touche des adultes, dont la plupart ne présentent aucun symptôme. La résolution des symptômes de l’infection à C. difficile prend cependant plus de temps que celle d’autres maladies diarrhéiques.
- On ne connaît pas la proportion exacte d’adultes colonisés par le C. difficile. Toutefois, leur nombre serait supérieur à ce que l’on pensait précédemment en raison de facteurs comme une éventuelle transmission ou colonisation par la nourriture, le contact avec des animaux domestiques ou autres. Par conséquent, un certain nombre d’infections semblant avoir été contractées en milieu hospitalier seraient, en réalité, des cas de déclenchement d’une infection, par suite de processus ou de traitements de soins de santé (p. ex. antibiotiques, chimiothérapie, interventions chirurgicales), chez des sujets déjà colonisés.
- Le C. difficile est un pathogène opportuniste. L’exposition aux antibiotiques est liée au déclenchement d’une infection chez certains hôtes, ce qui réduit la pertinence de la notion de « période d’incubation » pour cet organisme. Par conséquent, le recours aux courbes épidémiologiques et comptages journaliers à des fins d’évaluation du risque relatif au sein d’une organisation peut s’avérer moins utile lorsqu’il s’agit de surveiller les éclosions de C. difficile en raison du délai possible entre sa transmission et l’apparition des symptômes.
- Ce ne sont pas les variations quotidiennes au nombre de cas qui importent, mais les tendances générales relatives à l’infection à C. difficile au sein d’une organisation, en fonction de la clientèle de l’organisation. Les organisations qui fournissent des soins à des patients à risque élevé en raison de leur état de santé (p. ex. cancer et autres maladies immunosuppressives) afficheront des taux supérieurs d’infection à C. difficile en raison du type de clientèle.
- Il y aura naturellement des variations quotidiennes au nombre de cas de C. difficile. Les méthodes de suivi hebdomadaire et mensuel des tendances brosseront un portrait plus exhaustif du fonctionnement d’une organisation.
- La gestion des patients atteints d’une infection à C. difficile s’articule autour du recours approprié à l’isolement, à la bonne hygiène des mains et au nettoyage environnemental.
- La prévention de l’infection à C. difficile s’articule autour de l’adoption d’une stratégie multidimensionnelle qui inclut le recours approprié aux antibiotiques et à des mesures de prévention des infections, dont des pratiques de base, la bonne hygiène des mains, la détection rapide des cas de diarrhée aiguë accompagnée de mesures d’isolement et de dépistage du C. difficile, et le nettoyage environnemental.
- La longue période d’incubation du C. difficile contribue à la durée des éclosions. Elle complique aussi la détermination du moment auquel les éclosions prennent fin.
- Si on ne procède pas au nettoyage complet de l’environnement, les spores de C. difficile peuvent survivre longtemps en milieu hospitalier. Cela peut constituer un facteur de transmission continue.
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