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D’importants progrès ont été réalisés au chapitre de la prévention et du contrôle des maladies infectieuses en Ontario. Toutefois, SPO estime qu’il reste encore beaucoup à faire. Notre équipe de la prévention et du contrôle des maladies infectieuses collabore avec les partenaires du gouvernement et les intervenants afin de concevoir une stratégie unifiée de lutte contre les maladies infectieuses dans la province. Notre objectif est de favoriser une démarche globale et systématique en ce sens en Ontario, dans les différents secteurs du système de soins de santé, dont les établissements de santé publique, de soins de longue durée et de soins actifs, ce qui permettra de réduire les risques d’infections nosocomiales et l’incidence de ce type de maladies.
Au moyen d’activités d’orientation technique, de formation, de surveillance et d’application du savoir-faire, nous contribuons à améliorer la prévention et le contrôle des maladies infectieuses et des autres affections causées par des organismes présentant de grands risques épidémiologiques, tant dans les établissements de soins de santé que dans les collectivités.
Nous offrons également des consultations sur les problèmes vécus par nos partenaires en milieu pratique. Nous invitons les professionnels de la santé publique, du milieu hospitalier, des établissements de soins de longue durée et des autres établissements de soins de santé à nous soumettre leurs questions concernant la prévention et le contrôle des maladies infectieuses. Pour nous joindre, écrivez à info@oahpp.ca.
Initiatives en cours
- Comité consultatif provincial des maladies infectieuses (CCPMI)
- Soutien à la lutte contre la grippe pandémique H1N1 en Ontario
- Réduction de l’incidence d’infections nosocomiales
- Conception d'hôpitaux offrant une sécurité maximale
- Équipes ressources de lutte contre les infections
- Nouveau traitement des infections à C. difficile
| 1. Comité consultatif provincial des maladies infectieuses (CCPMI) |
Le Comité consultatif provincial des maladies infectieuses (CCPMI) a été formé en 2004 à la suite d’une recommandation du Comité d’experts sur le SRAS et la lutte contre les maladies infectieuses (le comité Walker) pour servir de source permanente de conseils d’experts sur les maladies infectieuses en Ontario. Depuis ce temps, le CCPMI a publié un important éventail de connaissances et de conseils relativement aux mesures de prévention, de surveillance et de contrôle des maladies infectieuses dans le but d’appuyer le travail du médecin hygiéniste en chef et du système de santé plus vaste en matière de protection des Ontariennes et des Ontariens.
Compte tenu du niveau de correspondance entre les activités du CCPMI et le mandat que confère la loi à l’Agence ontarienne de protection et de promotion de la santé (SPO), le ministère de la Santé et des Soins de longue durée (MSSLD) a transféré la responsabilité des fonctions du CCPMI à SPO à compter du 1er avril 2011.
SPO est heureuse d’accepter ce transfert et d’accueillir les membres du comité de l’ensemble de la province avec qui elle ira de l’avant pour donner suite aux réalisations du CCPMI. SPO a créé un Comité de coordination et quatre comités consultatifs (prévention et contrôle des infections, maladies transmissibles, surveillance et immunisation) chargés de formuler des conseils d’experts, de mettre au point des produits de connaissance fondés sur des données probantes et de fournir des conseils destinés aux intervenants sur le terrain sur un large éventail de questions. Ces comités consultatifs compteront sur le dévouement d’intervenants possédant de l’expertise dans les secteurs des maladies infectieuses, de la prévention et du contrôle des infections, de l’épidémiologie, de la santé publique, de la santé et sécurité au travail et de la médecine vétérinaire. Les membres du public continueront d’avoir accès aux ressources du CCPMI, ainsi qu’à de nouvelles directives d’experts formulées grâce à la capacité scientifique et technique de SPO.
Cliquez ici pour en savoir davantage sur le CPPMI et avoir accès à ses produits de connaissance.
| 2. Soutien à la lutte contre la grippe pandémique H1N1 en Ontario |
Durant l’éclosion de grippe pandémique H1N1, l’équipe de la prévention et du contrôle des maladies infectieuses offre du soutien à l’Équipe d’intervention scientifique (EIS) dirigée par SPO. L’EIS recueille, examine et résume les données scientifiques disponibles afin d’enrichir les documents d’orientation produits par le Centre des opérations d’urgence (COU) du ministère de la Santé et des Soins de longue durée. Nous avons fourni de l’orientation dans divers milieux, dont des établissements de soins actifs et de soins de longue durée, des refuges et des services de soins ambulatoires. En outre, nous offrons un appui au COU en répondant aux questions sur la prévention et le contrôle des maladies infectieuses provenant des professionnels de la santé publique et des fournisseurs de soins de santé.
| 3. Réduction de l’incidence d’infections nosocomiales |
De nombreux programmes de prévention et de contrôle des maladies infectieuses prévoient des stratégies visant à transférer la responsabilité de la lutte contre les maladies infectieuses aux professionnels des soins de santé de première ligne. La « déviance positive » est une stratégie de gestion du changement mise à l’essai aux États-Unis qui a démontré une efficacité supérieure aux stratégies habituelles de lutte contre la propagation d’organismes comme le SARM.
SPO appuie les premiers établissements au Canada menant des projets pilotes sur la « déviance positive » comme moyen d’améliorer les taux d’infections nosocomiales. Ce projet est financé en partie grâce aux subventions de l’Institut canadien pour la sécurité des patients et d’autres sources.
| 4. Conception d'hôpitaux offrant une sécurité maximale |
L’équipe examine les différents moyens de promouvoir l’aménagement d’hôpitaux afin d’offrir une sécurité maximale sur le plan de la prévention et du contrôle des maladies infectieuses. Cette démarche prévoit l’analyse du mouvement de personnel et de patients et la formulation de recommandations sur l’emplacement et la conception des éviers où se laver les mains et l’emplacement adéquat des distributeurs de désinfectant pour les mains à base d’alcool.
Ce travail se déroule en collaboration avec les partenaires, dont le Réseau universitaire de santé, l’Université de Toronto et l’École d’art et de design de l’Ontario.
| 5. Équipes ressources de lutte contre les infections |
SPO a créé des équipes ressources de lutte contre les infections afin d’offrir, rapidement et sur place, de l’aide aux enquêtes et à la gestion d’éclosions dans les hôpitaux. Ces équipes regroupent des spécialistes de la lutte contre les infections provenant de SPO, du Réseau universitaire de santé et de L’Hôpital d’Ottawa.
Comment ces équipes fonctionnent-elles?
Avant que SPO lance les équipes ressources de lutte contre les infections, les hôpitaux qui cherchaient à obtenir des conseils sur la gestion des éclosions devaient parcourir les nombreux documents rédigés sur la prévention et le contrôle des maladies infectieuses ou demander de l’aide au personnel d’autres hôpitaux.
Les hôpitaux et les bureaux de santé peuvent maintenant téléphoner à SPO pour obtenir des conseils ou de l’aide sur place en cas d’éclosion confirmée ou potentielle. Lorsque SPO reçoit l’appel d’un établissement, elle prévoit une téléconférence pour évaluer la situation. Les conseils nécessaires peuvent être offerts par téléphone ou une visite peut être organisée si la situation l’exige.
Si une visite de l’établissement est nécessaire, nous formons une équipe qui se rendra à l’établissement. À la fin de la visite, les membres de l’équipe fournissent des conseils et proposent un plan d’action aux responsables de l’établissement. Par la suite, un rapport officiel est remis au médecin hygiéniste en chef, à l’établissement et au bureau de santé.
Pour en savoir davantage sur les équipes ressources de lutte contre les infections ou obtenir de l’aide sur place, veuillez écrire à ICRT@oahpp.ca.
| 6. Nouveau traitement des infections à C. difficile |
Une étude porte actuellement sur l’efficacité clinique de la transplantation de matières fécales pour traiter les maladies graves causées par C. difficile. Chez la plupart des patients, C. difficile provoque une infection de durée relativement courte pouvant être traitée à l’aide d’antibiotiques. Cependant, dans quelque 20 % des cas d’infection, C. difficile cause une maladie grave qui réapparaît une fois le traitement antibiotique terminé.
Les infections à C. difficile découlent parfois de la disparition de bactéries intestinales normales à la suite d’un traitement antibiotique. C’est pourquoi le traitement de remplacement des bactéries intestinales a été mis à l’essai. Bien que des études de petite envergure démontrent que la transplantation de matières fécales (le donneur étant un proche parent et les matières fécales étant obtenues par lavement) pourrait être très efficace, ce traitement n’a pas fait l’objet d’une étude approfondie. |